Octave Mirbeau, pamphlétaire visionnaire.

Octave Mirbeau (1848-1917), est un journaliste, un critique d’art, un romancier et un auteur dramatique français. Il a connu une célébrité internationale et de grands succès populaires, tout en étant également apprécié et reconnu par les avant-gardes littéraires et artistiques.

Dans toute son œuvre Mirbeau a entrepris de révolutionner le regard de ses contemporains. Il a voulu dessiller nos yeux, et nous obliger à découvrir les êtres et les choses, les valeurs et les institutions, tels qu'ils sont, et non tels que nous avons été conditionnés à les voir - ou, plutôt, à ne pas les voir.

« Le justicier qui a donné son cœur aux misérables et aux souffrants de ce monde. » Émile Zola

Anarchiste et prototype de l'intellectuel engagé pour la justice, il était un chroniqueur influent, un pamphlétaire écouté et un grand démystificateur, qui a mis son génie au service de tous les opprimés et s'est employé à dévoiler au grand public les ressorts cachés de la machinerie sociale.

« Vous avez tout fait, dans ma vie, et vous en avez fait le succès. » Auguste Rodin
Critique d'art doté d'un goût sûr, d'une grande lucidité et d'une espèce de prescience, il a été le justicier des arts et des lettres et le chantre de Claude Monet, de Camille Pissarro, de Vincent Van Gogh et d'Auguste Rodin.

« Octave Mirbeau est le plus grand écrivain français contemporain, et celui qui représente le mieux le génie séculaire de la France. » Léon Tolstoï
Romancier novateur, il est l'auteur du Calvaire (1886), de L'Abbé Jules (1888), de Sébastien Roch (1890), de Dans le ciel (1892-1893), du Jardin des supplices (1899), du Journal d'une femme de chambre (1900), de La 628-E8 (1907) et de Dingo (1913).

 

« Vous savez, Mirbeau, que je vous aime parce que vous êtes un des rares qui ne fassiez pas semblant, et c’est la chose impardonnable pour le public » Stéphane Mallarmé
Venu tardivement au théâtre, il a triomphé sur toutes les scènes du monde avec une grande comédie classique de mœurs et de caractères, Les affaires sont les affaires (1903), et il a ouvert des voies nouvelles avec six Farces et moralités (1904), d'une étonnante modernité.